samedi 22 mars 2014


Bipolarité vs. Schizophrénie

L’autre soir, j’ai vu deux documentaires sur France 5. L’un sur les bipolaires, l’autre sur les schizophrènes. J’ai pleuré tout le long du premier en ayant l’impression de m’entendre, de me voir, en me rendant compte que je pouvais faire miens les mots de chacun des cinq intervenants. Sur l’angoisse, la lucidité face à la maladie qui nous frappe, les descriptions si justes. Le lit comme refuge et tombeau, l’impossibilité physique de faire le ménage, d’ouvrir le courrier ou de se regarder dans la glace.  La tentation, au plus fort de la mélancolie, de faire sous soi parce qu’on a pas la force d’aller se  soulager. Combien de fois je me suis retenue d’aller aux toilettes parce que je n’avais même pas la force de tenir sur mes deux pieds. 
Les pensées suicidaires aussi, les scenari qui nous hantent, l’envie de mourir aussi présente que celle de manger sans s’arrêter. L’auto-agression, qui va des petites coupures faites aux ciseaux sur son poignet le soir juste avant de partir à Londres,  à l’engloutissement de pilules « organisé » ou l’on frôle le point de non-retour. La tentative de suicide en 2011 appelée tentative seulement parce qu’elle a raté, et pas parce qu’elle se voulait tentative. Et depuis, le sentiment, que dis-je la certitude qu’être suicidaire est un état qui va avec une maladie. Je sais que je serai toujours suicidaire, là je suis juste « sobre ». Le suicidaire est comme un alcoolique qui ne boit pas. Je sais que si je n’étais pas sous médicaments cette pulsion reprendrait vite le dessus. 
La haine de soi est mon quotidien, a l’instar de cette dame qui dit ne pas supporter son physique à cause du surpoids dû aux médicaments et à l’hyperphagie qu’ils entraînent. « Je n’allume même pas la lumière quand je vais me laver les mains » dit-elle. Par dégoût de voir son reflet dans la glace. Comme je le connais ce putain de dégout, ce goût de moisissure dans la bouche, ce désespoir de ne pas arriver à se penser comme « entière », au point d’avoir peur de se couper les ongles. Ne même pas avoir la force de laver ce corps que l’on trouve sale parce que gros, parce que marbré de vergetures parce que disproportionné, parce qu’abritant un esprit malade. Je connais tout ça, et je peux l’exprimer, je peux me souvenir de l’état second au plus fort de la mélancolie. Et si j’étais bipolaire ? Et si mes phases maniaques étaient moins marquées que chez d’autres ? Et si elles s’exprimaient par un retour à la normale, à la capacité de pouvoir faire des choses plus que par une rupture bien définie ? Serait-ce possible ?

Car je n’ai rien ressenti en regardant le reportage sur les schizophrènes.  Même devant ce jeune homme qui vivait tout seul, n’étant touché que « légèrement » par la maladie bien qu’handicapé par celle-ci. Je n’ai pas versé une seule larme pour celui qu’on avait sous-titré tellement ses phrases étaient incompréhensibles, qui pouvait rester des heures sans bouger ni parler puis soudainement se lever pour sortir… Il semblait ailleurs, il ne verbalisait rien sur son affliction. La caméra filmait son œil vide, indifférent au monde, qui ne s’allumait que quand il parlait de ses phasmes, ces insectes qui ressemblent à des brindilles ou des feuilles. Quand le journaliste l’a interrogé sur cet amour inconditionnel, il a répondu qu’il aimait « le mimétisme ». J’ai cru qu’il parlait du mimétisme entre la bête et lui-même alors qu’il parlait du mimétisme entre la bête et la plante. Ce garçon ne faisait pas de second degré. Il en semblait incapable.

Or chez-moi, c’est tout l’inverse : je me bats sans arrêt pour ma santé mentale, pour mon second degré, pour ma lucidité. Je veux tout comprendre, je verbalise tout et j’essaie de tout expliquer. Mon esprit et mon corps ne sont pas dans cette errance qui semble caractériser les schizophrènes. Mon esprit et mon corps ne trouvent pas le repos, c’est différent. Et cela ressemble bien plus, à mon sens, au tourment des bipolaires.

lundi 17 mars 2014


La vraie visite de Mme C., où la mégère n'est pas celle que l'on croit

Bon. Il n’y a eu aucune désapprobation silencieuse de la part de Mme C. et de ses deux acolytes. Au pire il y a eu une ombre de moquerie dans le regard de l’acolyte femelle lorsqu’A. a expliqué que mon plafond n’avait jamais été repeint après le dégât des eaux de juin dernier et que le vieux radiateur de l’entrée était bloqué sur thermostat 5 et que du coup pour me chauffer c’était « 5 ou rien » et donc ça revenait cher. Bref, qu’il fallait faire remonter tout cela à la propriétaire, « parce que vous comprenez, rien n’est fait. » J’ai eu peur un instant que A. ne sorte de ses gonds mais il est resté parfaitement courtois. Acolyte mâle a laconiquement répondu « j’en parle à ma collègue » et est ressorti de l’appartement.
Je suis sûre que j’aurais des nouvelles de l’agence genre… Jamais.
Mais ce qui mérite vraiment d’être mentionné, c’est que mon A. est venu spécialement de N. pour m’aider à récurer l’appart, ou plutôt pour le récurer tout seul pendant que je m’évanouissais de stress parce qu’il TOUCHAIT mes affaires. Et qu’en bonne Madame de Récamier en manque de sels, je lui fasse une scène pas possible parce qu’il avait nettoyé mon pèse-personne à l’eau savonneuse et à la serpillère, et non avec une lingette désinfectante…  Et sans préalablement enlever « la poussière qui colle » (sic) avec une lingette dépoussiérante.  
J’ai honte. De. Moi.Vraiment.
Quoi qu’il en soit, il s’est drapé dans son calme olympien habituel, m’a traitée d’emmerdeuse et a fini le ménage. Quand j’ai eût fini d’être une parfaite connasse je l’ai embrassé partout en lui chuchotant « mille mercis ». Sur ce il a dit : « va te laver chieuse, pendant ce temps je vais chercher du McDo ». *_*
Cet homme est parfait.
On a mangé nos burgers et les trois gus de l’agence se sont pointés, ont passé une minute trente à mesurer mon appart, noter qu’il possédait une cheminée et un balconnet et sont partis aussitôt. Je n’ai même pas eu le temps de m’angoisser, et je doute qu’ils aient eu le temps de condamner une quelconque pestilence de ma part dans leur for intérieur.
A. m’a ensuite emmenée faire les courses parce que a) yavait plus rien dans mon frigo vu que je vis de pelures de pommes et de Coca Zero b) c’est dur de porter mon caddie toute seule dans l’escalier. Enfin, A. est reparti et je me suis rendue compte que pour faire 400km dans la journée pour nettoyer mon studio, me nourrir et me prendre tendrement dans ses bras, il devait sacrément m’aimer celui-là.
Cette petite histoire me fait me rendre compte qu’il est difficile pour moi, voir absolument affreux de me rendre compte que je peux me comporter comme une parfaite connasse, péter les plombs pour un rien, devenir la pire mégère que la Terre ait jamais porté.  Pourtant c’est ce qui m’arrive, souvent, à intervalles parfaitement réguliers. Je me transforme en une hydre assoiffée de sang, remplie de rage, avide de me repaître de A. Je lui hurle dessus, le culpabilise, l’insulte et le menace. J’essaie même sur lui le chantage le plus abject, celui du suicide. Je ne sais pas pourquoi il y a tant de rage en moi, et surtout pourquoi cette rage est dirigée contre lui, alors qu’il est l’objet de mon amour, alors que je l’aime du plus profond de mon être et que j’ai la plus grande admiration pour lui. A. est un homme d’une telle dignité, d’une telle gentillesse ! Il est toujours là pour moi, toujours fiable et prêt à voir le verre à moitié plein, voire entièrement plein. Il me connaît par cœur et m’aime malgré cela. S’il supporte mes accès de colère et me pardonne toujours c’est qu’il se rend compte, dans sa très grande intelligence, que tous mes abus sont l’œuvre de la maladie, cette chienne à deux têtes. L’une douce, drôle, cultivée, gentille et reconnaissante, l’autre qui vomit les flammes de l’enfer et jubilerait presque à faire du mal à celui qui donnerait tout l’or du monde pour que sa compagne soit juste bien, quoi.

dimanche 16 mars 2014


La visite de Mme C.

Aujourd'hui encore ce fut une journée pourrie, ce ne fut même pas une journée à proprement parler... Je me suis réveillée super tard, même plus que super tard: sérieux 19h c'est carrément risible! En plus c'est pas comme si j'en avais besoin, je suis sensée nettoyer mon repaire de crackhead,  car Mme C. de l'agence immobilière vient pour "estimer le bien" de ma proprio et putain je déteste avoir quelqu'un chez moi, je déteste ça encore plus parce que je n'arrive pas à rendre propre ces putains de 28m2 et que je ne sais pas POURQUOI c'est aussi dur, ni pourquoi c'est aussi important pour moi. Après tout il y a bien des souillons de part le monde, des gens malades et handicapés comme moi ou même des gens parfaitement sains d'esprit pour qui la propreté de leur appart n'est pas quelque-chose d'essentiel. Et ces gens s'en sortent très bien. Se foutent de ne pas être élus "ménagère de l'année", ne se foutent pas la rate au court-bouillon parce qu'une une employée de l'agence immobilière locale remarquera le poil de cul dans la baignoire. J'envie ces gens, oui je vous envie tous autant que vous êtes, parce que vous vous inquiétez seulement de choses objectivement inquiétantes et que vous vous carrez au cul, sans même vous en rendre compte, tous les jugements potentiels de personnes qui ne traversent votre vie que genre, 5 minutes. Soyez bénis.
Parce que moi, j'ai l'impression que le jugement n'est pas potentiel mais bien réel et qu'il va sortir de la bouche de l'inconnue tel un flot divin et s'abattre sur moi sous la forme de remarques perfides, sifflantes, auxquelles je ne pourrais pas répondre, desquelles je ne pourrais pas me défendre. Parce que j'ai un putain d'esprit d'escalier. Eh non, la répartie c'est pas mon fort. Et ça me fout la trouille, et je ne peux pas m'empêcher d'appréhender ce moment, ces 5 petites minutes d'inspection comme une folle. C'est marrant d'utiliser cette expression, "comme une folle". C'est exactement, précisément ce que je suis et serai toujours, putain de merde.
Quoi qu'il en soit, même si Mme C. est particulièrement bien élevée et ne me vomit pas mon incompétence ménagère au visage, il y aura ce fameux reproche silencieux que je sentirai de toute façon. Et ce, même si la femme qui va inspecter mon appartement durant 5 minutes donc, ne pensera à rien d'autre qu'à son prochain rendez-vous pro ou au dîner qu'elle va préparer le soir même pour son mari et son fils: "un velouté aux poireaux ça serait super mais est-ce que Léo aime les poireaux? Au pire je lui prendrai des nuggets"
Elle va peut-être se dire "c'est un peu sale ici, un  peu poussiéreux, les joints de la douche ne sont pas nickels et il y a quelques cartons qui traînent" et puis elle va penser à son velouté aux poireaux et à sa collègue Jeanne qui décidément est une sale truie, on peut pas lui faire confiance, elle est jalouse et mal baisée cette femme.
Et moi, esprit malade, je vais enregistrer toutes les ombres qui passeront dans ses jolis yeux bleus (oui dans mon esprit elle a des yeux bleus et de longs cheveux auburn et elle a 35 ans au plus et c'est un putain de canon). Donc quand toutes ses pensées à elle ombreront ses jolis yeux je ramènerai tout à moi et je me sentirai honteuse et nulle et mise à nu parce que mon appartement ne ressemble pas à une photo de Design Sponge ou de Elle Décoration. Et sa désapprobation silencieuse, réelle ou inventée, me coupera de mille entailles aussi invisibles que douloureuses. Et il n'y a rien que je puisse faire pour empêcher ça.

samedi 15 mars 2014


Triste et Crasse

J'ai la schizophrénie triste et crasse aujourd'hui. Je suis encore en pyj', j'ai bouffé du riz datant d'hier soir directement dans la casserole, qui gît maintenant sur un pouf. Et c'est dégueu, je le savais avant d'y mettre ma fourchette. Mon appart est sale, cradingue on dirait un repaire de crackhead. Pourtant je ne fume pas de crack, non moi ma drogue c'est Prozac, Seresta et Xéroquel, aka le traitement de base, MON traitement de base de la petite sirène schizo que je suis. Je viens de poster des photos de mon appart en bordel sur Facebook, je crois que j'ai affolé ma soeur, qui a affolé ma mère, qui vient d'essayer de m'appeler. En général elle appelle quand elle sait que je suis flippée ou quand je viens de l'appeler pour lui dire de m'appeler. Ah, un message vocal probablement long comme le bras. (Hello maman). J'ai pas envie d'écouter c'est mal?
La brève du jour ça devait être "j'ai fait sursauter mon lapin en échappant une petite cuillère sur le clavier de mon ordi, haha, hahahaha, trop drôle #lapinepeureuse"
Mais on est d'accord, "aujourd'hui j'ai la schizphrénie triste et crasse" c'est quand-même beaucoup mieux, ça claque davantage, ça fait edgy. Alors que c'est juste la misère mais il paraît qu'il faut que j'assume, que j'accepte, je suis malade quoi. Et pour toute ma vie. Et ça fait chier, ya des jours c'est insupportable. Un peu comme aujourd'hui. 
*grognements comme Adam dans Girls*

dimanche 14 avril 2013

Movie Buff #4 - Dead Man Down





Voilà un film qui était potentiellement beau sur le papier. New-York, des gangsters qui se livrent une guerre sans merci, une jeune femme défigurée en quête de justice, un infiltré... Sur le papier, oui. 
Malheureusement le film souffre d'un scénario archi-convenu (meurtre d'une famille et revanche d'un seul homme) et qui part dans de mauvaises directions. Ainsi, Béatrice, le soi-disant monstre, comme la surnomme les gamins de son quartier, est à peine défigurée. Franchement. Quelques cicatrices sur le visage et une oreille qui saigne un peu, on a vu pire. 



Oh mon Dieu je suis atrocement mutiléé!

En plus elle s'est fait ses trois balafres dans un accident de voiture. Hum. Là on rêve d'une idée plus osée, telle une agression ou un viol qui l'aurait laissée bien plus amochée et pourrait motiver son obsession à TUER celui qui lui a "détruit le visage". Non pas que je considère que les accidents avec délit de fuite ne soient pas traumatisants et violents, mais en l'occurrence ça ne fonctionne guère avec le côté polar noir et nerveux que le film veut se donner. Enfin je pense. 
Et puis une agression qui défigure et donne la rage au ventre n'est pas le pire poncif qui soit! Pourquoi passer à côté, se refuser à ouvrir cette brèche, alors que le scénario use allègrement de pauvres immigrés qui n'ont pas eu de chance vu qu'ils se sont fait décimer par des méchants mais qu'un des leurs a survécu et passe d'ingénieur papa-poule à tueur sur-entraîné. Bref, nous sommes en présence d'un scénar bancal ma chère lectrice.


Colin il est pas content là.

Et que dire, que dire du final boosté à la testostérone qui a la finesse d'un Die Hard? Mis à part que... Il a la finesse d'un Die Hard. On est loin de la subtilité, du nerf et de la capacité à oser d'un James Gray, par exemple.
Reste que Noomi rapace est fabuleuse, comme d'habitude. Elle hypnotise, elle est juste, elle est magnifique malgré ses marques. Est-ce peut-être un peu pour ça qu'on a autant de mal à la trouver atrocement mutilée? NAN. Elle est trop "joliment" mutilée, c'est ça le problème.


La belle Noomi

Reste aussi que Colin Farrell s'aquite très bien de son rôle caricatural et nous montre à quel point il est ténébreux, nerveux et bien gaulé. Hâte de le voir dans un James Gray, quoi.


Le beau Colin

La bonne surprise vient d'Isabelle Huppert, parfaite en mère française un brin excentrique et un brin sourde. On voit qu'elle s'éclate profondément à susurrer ses répliques françaises à une Noomi pas vraiment fluent. Et ce plaisir est, je dois dire, communicatif. Mais du coup cette légèreté jure atrocement avec le reste du film. Qu'importe, c'est peut être ce qu'il y a de plus réussi.




Isabelle Huppert et Noomi Rapace



Dead Man Down de Niels Arden Oplev, avec Noomi Rapace, Colin Farrell, Dominic Cooper (parfait en petite frappe d'ailleurs), Isabelle Huppert. Sortie française le 3 avril dernier.


***


Here's a movie which was potentially a dream movie: gangs of NYC at war, a revenge-seeking scarfaced lady, a guy who's infiltrating a gang... Yeah, dream on.
Unfortunately, the script is way too cliché (slaughter of a family and revenge of a loner) and  quite unconvincing . Thus, Béatrice, the so-called monster (as neighborhood kids name her), is barely disfigured. Honest. A few scars on one side of her face and a bleeding ear. No big deal! 
We learn she was involved in a car accident. A car accident? Come on! Wouldn't an attack or rape be more powerful? It would have let her more beat up and could justify her thirst for killing the man who "destroyed" her face. Let me be clear here: I don't think car accident-related injuries are trivial, but I do think this idea is too "weak" for the "film  noir" purpose of the film.
Moreover, an attack that disfigures a woman and infuriates her is not the worse commonplace that is. Why not going for it when the script deals with poor-immigrants-who-got-unlucky-and-ended-up-slaughtered-by-villains? I declare this script shaky, my dear.
And what can I say about the last part of the movie, except that it's filled with testoterone and has the subtelty of a Die Hard flick? Let's see... It is filled with testosterone and has the subtlety of a Die Hard flick. We're miles away from one James Gray here.
 Nevertheless, Noomi Rapace is fabulous, as she always is. She mesmerizes the audience, she's perfect and beautiful in spite of her scars. Maybe that's the reason why one finds it so difficult to see her as disfigured? No it's not. It's just that she's "prettily" disfigured. That's the problem.
As for Colin Farrell, he is totally convncing in his caricatured part and shows off how saturnine, nervous and handsome he can be. I'd love to see him in a James Gray movie...
What comes as a good surprise is Isabelle Huppert's performance. She plays Beatrice's excentric deaf mother. Her pleasure to tell her lines in French to a non-fluent Noomi is contagious. Even if this lightness doesn't quite fit with the rest of the film. 
Well, the hell with these considerations, Huppert's scenes may be the most pleasant moments in Dead Man Down.



Dead Man Down by Niels Arden Oplev, starring Noomi Rapace, Colin Farrell, Dominic Cooper (a great young thug), Isabelle Huppert.

mercredi 10 avril 2013

Commuters





 Chère lectrice,

Je viens de découvrir un Tumblr passionnant. Il s'agit de "Commuters", dans lequel la photographe Rebecca Davis  se plaît à prendre en photo de petits instantanés dans les transports en commun new-yorkais. On y voit ces "usagers", ces gens qui comme toi et moi qui passent de longs moments de leur vie dans le métro, le tram, le train, le ferry et j'en passe. Si tu es comme moi, tu es souvent fascinée par ces anonymes, tu les regardes rire, parler entre eux, manger, dormir ou bavasser au téléphone. Tu détailles leurs tenues et leur imagines une biographie, bref, tu te repais de ces scènes ordinaires. 



 La force de "Commuters" est de nous servir sur un plateau toutes ces tranches de vie de façon hyper naturelle (les gens qui dorment sont géniaux) tout en en révélant l'intrinsèque poésie.




Il y a tout de même une question qui me trotte dans la tête: les photos sont-elles mises en scène ou la photographe arrive-t-elle à capturer les visages de façon "mercenaire"? Et le cas échéant, comment sort-elle vivante du métro sans se faire écharper par des usagers énervés de se voir ainsi scrutés?




Va donc vite voir ce Tumblr, parcours les 16 pages et fais-toi une idée, puis repasse par ici pour me donner ton sentiment, s'il te plaît.

Bises à toi lectrice.



***

Dear reader,

I've just come accross a fascinating Tumblr. In "Commuters", the photographer Rebecca Davis takes snapshots of New-York commuters during their daily outward and return trips.
 If you're like me, you'd often find yourself watching your fellow commuters laugh, chat, eat, sleep or blather on the phone. You'd look at their outfits and imagine a life for them. In other words, you'd feed on these trivial moments.
What I find powerful about "Commuters" is that it gives us all these "slices of life" in a very realistic way (I love pictures of sleeping people, they are genius) while enabling us to feel their utter poetry.
 But I wonder: are commuters "directed" like actors or does the photographer manage to take candid pictures of them in a "mercenary" kind of way? If so, how does she escapes from angry commuters unhappy to be stared at? :D
Please check this Tumblr out, read the 16 pages and ponder on this. Then come back here and tell me how you feel about Davis's work. Please do.
Kisses.


© Toutes les photographies ci-dessus sont la propriété de newyorkunderground.tumblr.com by Rebecca Davis.
© All the photographs above are courtesy of newyorkunderground.tumblr.com by Rebecca Davis


mercredi 27 mars 2013

Pinceaux Real Techniques by Samantha Chapman






Hey lectrice! J'ai reçu les pinceaux Real Techniques by Samantha Chapman commandés sur le site américain iHerb et je suis ravie! Le colis est arrivé sous 10 jours via La Poste sans aucun frais de douane. J'avais pris l'option à 12$ avec suivi de la commande (tracking) pour plus de sécurité, mais d'après les retours que j'ai eus, on reçoit sans problème sa commande avec les frais de port "normaux" à 6$.


Kit n°1 pour le teint


Première impression, on a envie de rester là à regarder et manipuler les pinceaux tellement ils sont beaux et doux. Le visuel est parfait. Quel plaisir de jeter mes vieux pinceaux de supermarché en fin de vie et de les remplacer par ces beautés!!! J'ai trouvé que ma salle de bains gagnait en classe ;)


Kit n°2 pour les yeux


A l'usage

 Je les ai tous essayés, mis a part le Pixel-Point Eyeliner Brush car je n'ai pas de pot d'eye liner liquide (je n'aime pas ça, je préfère mon Perfect Slim Liner de L'Oréal). Dans l'ensemble, je les trouve exceptionnellement doux et agréables à utiliser. Ils sont très efficaces aussi, j'ai eu l'impression d'être beaucoup mieux maquillée que d'habitude dès la première utilisation. Surtout avec les pinceaux à yeux.


Le Pixel-Point Eyeliner Brush




Mon analyse des pinceaux un par un:


Le Buffing Brush: Je l'utilise pour appliquer ma poudre compacte ou libre (en ce moment la Universal Invisible Loose Setting Powder de Laura Mercier). Je trouve l'application bien plus précise qu'un pinceau à poudre plus touffu. Par contre il faut avoir la main légère, tout du moins avec la poudre libre, car le pinceau attrape beaucoup de matière. Il est décrit comme un pinceau fait pour le fond de teint compact ou la poudre compacte minérale, mais les soeurs Chapman l'utilisent comme pinceau à fond de teint. Perso, je n'aime pas appliquer mes fonds de teint au pinceau. Mais étais-je supposée laisser ce pinceau tout seul dans son étui pour autant? C'eût été dommage. Parce qu'il est d'une douceur et d'un confort à l'application I-N-E-G-A-L-A-B-L-E-S.






Le Contour Brush: Parfait pour appliquer, comme son nom l'indique, un contour. Comme j'ai les joues bien rondes, je pose très souvent une poudre compacte un poil plus foncée que ma carnation pour les creuser. En ce moment c'est la Poudre Compacte Pou Pou Pidou! de Nocibé. Il faudra que j'investisse un jour un dans une vraie poudre-contour, mais comme la Nocibé fait très bien la blague, ça peut attendre.
Egalement possible avec ce pinceau: poser du blush. Comme il est profilé et étroit, il est parfait pour déposer de la couleur sur le bombé des pommettes.






Le Pointed Foundation Brush: Pile poil à la bonne taille pour fondre l'anti-cernes, il glisse bien sur la peau, par contre ses poils sont un peu durs.







Le Detailer Brush: Je l'utilise pour poser l'highlighter sous le sourcil et au coin interne de l'oeil. Il est parfait pour cet usage. 

 



Le Base Shadow Brush: Un très bon pinceau pour appliquer son fard sur la paupière mobile. Rien à dire, il est très bien le petit.







Le Deluxe Crease Brush: Sensé être un pinceau de creux de paupière, mais je le trouve trop gros pour mes petits yeux. Je l'utilise pour estomper les fards, mais je viens de voir une vidéo dans laquelle Nic Haste (une des soeurs Chapman) l'utilisait pour fondre l'anti-cernes. Je vais essayer.


 



L' Accent Brush: Mon coup de coeur de ce kit. Il permet de dessiner bananes et autres "outter Vs" en un clin d'oeil et très facilement. Le résultat est à tomber, et moi qui ne suis pas douée pour faire des maquillages un peu précis (eye-liner excepté où là je touche ma bille). Je suis conquise!







Le Brow Brush: J'ai la chance d'avoir des sourcils bruns fournis que je n'ai pas besoin de maquiller. J'utilise donc ce pinceau biseauté hyper doux pour enlever les traces de poudre dans mes sourcils et leur donner une forme. Ceci dit, j'aime tellement ce pinceau que je pense lui trouver très prochainement une utilisation plus glam. Peut-être pour dessiner les traits d'ombre à paupière au ras des cils?







Voilà lectrice! J'espère que cette petite revue des pinceaux Real Techniques by Samantha Chapman t'auras été utile, ou que tu te seras bien amusée en te moquant de mes photos pourrax-de-celle-qui-a-un-compact-de-base-so-2007.

xoxo,
Lilsirene

PS: Je précise que ce billet n'est pas sponsorisé et que je n'ai aucun intérêt financier à te vanter les mérites des pinceaux Real Techniques ou du site iHerb.


***


Hi reader! I recently received my Real Techniques by Samantha Chapman brushes that I had ordered from the US website iHerb. I am so glad! I got the package in my mailbox within 10 days and there was no custom fees. I chose shipping with a tracking option, which costed me 12$, but I was told that the "normal" 6$ option was completely safe.
My first impression was that the brushes were insanely beautiful and soft. One just wants to sit there and stare at them and stroke them. It was a real pleasure for me to throw away my old retail store brushes and put the Real Techniques ones in my bathroom instead. The bathroom got instantly classier looking!


My impressions

I tried them all exept for the Pixel-Point Eyeliner Brush because I don't have a liquid liner (I don't like it, I prefer my Perfect Slim Liner by L'Oréal). The brushes are the softest I have ever tried and are really pleasant to use. They are also very efficient: using them, especially the eye ones, made me feel like I was much better made-up than usual.


One by one

The Buffing Brush: Absolutely perfect to apply loose or compact powder. I find it so precise to diffuse my Laura Mercier Universal Invisible Loose Setting Powder ! You still have to tap the brush before use because it captures a lot of product. The brush is described as suitable for mineral / compact powder but he Chapman sisters use it as a foundation brush. I'm sure it's perfect for that matter but I prefer to apply my foundation with my fingers. I like the natural finish of it. Anyways, it would have been a shame to leave this lovely brush inside its case, wouldn't it?



The Contour Brush: Perfect brush to contour your face. As I have round and full cheeks, I use a Nocibé Compact Powder to contour my face. I really need to get me a propper contour powder, but I guess that can wait, cause the Nocibé one is just allright. Keep in mind that you can use this brush to apply your blusher on the apple of the cheek because it's pointy and thin enough for that matter.


 The Pointed Foundation Brush: Perfect size to buff concealer in. Does the job pretty well even if its bristles are a bit hard.


The Detailer Brush: I use it to run a highlighter on my browbone and on the inside corner of my eye. Perfect for those matters.


The Base Shadow Brush: Very good brush to apply base eyeshadow on the lid. Nothing else to say, the boy is pretty good.


 The Deluxe Crease Brush: Supposed to be a crease brush, but I find it too wide for my little eyes. I use it to blend eyeshadows in, but I just saw a video by Nic Haste (one of the Chapman sisters) in which she uses it to buff concealer in. I'll give it a go.


The Accent Brush: I really love this brush. It enables one to create "outter Vs" very easily. The outcome is just perfect, I can assure you (I'm so bad at doing precise makeups, except for eyeliner). I'm thrilled!


The Brow Brush: I'm lucky enough to have dark bushy eyebrows that I needn't fill in. So I use this angle brush (soo soft) to remove powder remains from my brows and give them a shape. But I really need to use this brush for a more glamourous purpose. Maybe to push eyeshadow on the lashline?

 



There you go reader! I hope this little revew of the Real Techniques by Samantha Chapman brushes will be of any use to you, or simply that you'll have a good time making fun of my so-2007-bad-bad-compact-camera-pictures. 
xoxo,
Lilsirene

PS: This post isn't sponsored in any way and I have no financial interest in praising the Real Techniques brushes or the Iherb website.


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